Compte rendu de l’AG extraordinaire du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH) du 12 juin 2026, salle Marc Bloch, Sorbonne
— Michèle Riot-Sarcey et Fanny Madeline, membres du CA du CVUH, rappellent le contexte de l’AG extraordinaire :
– la différence entre 2005 (année de création du CVUH) et aujourd’hui rend la transformation du CVUH indispensable tant les enjeux historiques (écriture de l’histoire, transmission) sont énormes.
– l’enjeu est de coordonner nos forces : comment faire collectif ? comment créer un espace d’histoire critique face aux appropriations ? comment créer un réseau de collectifs pour aller au-delà de la dispersion des collectifs locaux ?
— Laurence De Cock (Aggiornamento et Observatoire national de l’extrême droite)
Les deux associations sont partantes pour constituer une chaîne, un réseau qui fédère les observatoires locaux. La fédération est un point essentiel.
— Gilles Manceron (Ligue des droits de l’homme)
En 2005, il y avait des questions de principe liées à la création du CVUH (les effets positifs de la colonisation). Aujourd’hui, le contexte politique est différent ; il s’agit de lutter contre l’extrême droite ; cf. le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes ou Comité de vigilance antifasciste (CVIA), l’organisation politique française fondée en 1934.
— Éric Mesnard
Se demander ce que le CVUH peut apporter aux autres associations. Et dans le milieu universitaire.
— Anne Jollet, membre du CA du CVUH
Il y a un besoin de convergence, pour répondre aux sollicitations, en histoire. Penser au MRAP, aux Cahiers d’histoire.
— Olivier Le Trocquer, membre du CA du CVUH
Contexte : le rapport de force a changé ; s’investir demande du temps.
— Sophie Wanish membre du CVUH
La dimension activiste anti-faciste n’est pas propre aux historiens ;
la spécificité : créer un lieu ressource avec une pensée historienne engagée, avec une pensée critique ; faire un travail spécifique d’historien sur telle ou telle question ;
avoir une pensée critique avec une rencontre avec les personnes qui cherchent cette pensée critique ; ce qui rassemble, ce sont les arguments éthiques.
C’est un autre ordre que la lutte politique : • en tant qu’historien engagé ; • en articulation avec le public. Se mettre au boulot.
— Michèle Riot-Sarcey
Notre spécificité : l’histoire ; la pensée critique ; enseignement et diffusion de l’histoire ; répondre aux sollicitations.
— Laurent Colantonio, membre du CA du CVUH
2 pistes :
– fédérer, fluidifier les échanges
– comment mieux rejoindre la demande publique d’histoire.
— Annliese Nef, universitaire
des collectifs aujourd’hui sont en difficulté (cf. SLU) ; créer une fédération ; comment on fait l’histoire.
— Caroline Fayolle, association Mnémosyne
Fédérer des associations qui existent. Montrer aux élèves, aux étudiants que nous sommes là.
Créer un événement pour signifier la fédération.
Une plateforme sur le Net.
Internationalisation : histoire, expériences d’autres pays.
— Anne Catherine Wagner et Jérôme Heurtaux, Observatoire des atteintes à la liberté académique (OALA)
D’accord pour une mise en réseau.
— Frédérick Genevee, Musée de l’histoire vivante de Montreuil
Des expositions engagées (colonisation et travail ; la presse antifasciste ; conférence : les musées face à l’extrême droite).
Important dans le CVUH : • les compétences ; • un outil de coordination avec d’autres structures en lien avec l’histoire.
Il y a aussi le réseau d’histoire du mouvement ouvrier.
— Mathilde, Collectif de Lutte des Archéologues d’Auvergne – Histoire d’y voir clair
— une historienne universitaire
Tout cela est très européano-centré : il faut sortir des frontières, élargir.
Changer de nom : pas « comité » ni extrême droite ni antifascite.
— Adrien, archéologue université de Nantes
Il existe un collectif nantais de préhistoriens.
— Maud Chirio
Trouver un espace qui puisse fédérer les historiens ; refaire une réunion à la rentrée.
— Antonio Mendès, universitaire (Nantes)
– Les questions portées par le CVUH sont plus que jamais d’actualité. Le comité est un lieu ouvert à toutes et tous, et peut recueillir et fédérer des idées autour d’événements qu’il peut porter.
– Contacter les associations d’étudiants historiens : ouvrir le CA à la jeunesse.
– Une manifestation à la rentrée avec des étudiants, à l’université, avec 2-3 thèmes. Il faudrait recueillir les opinions des étudiant.e.s sur les questions d’actualité qui les préoccupent, et dont ils souhaitent débattre en compagnie d’historiens, écrivains, etc. lors de 2-3 dates-événements.
— Nelcya Delanoë, membre du CA du CVUH
Contacter les étudiants.
Modifier le nom : Collectif au lieu de Comité : Collectif de vigilance face aux usages publics de l’histoire.
— Claire Thi Lien Tran, universitaire
Associer la jeunesse, les doctorants, les étudiants et les enseignants étrangers, les ATER…
Des cellules CVUH dans des universités grâce aux associations d’étudiants.
— Sabine, Musée de l’histoire vivante de Montreuil
N’y a-t-il que des universitaires ?
— Fanny Madeline
Ne faire appel qu’à des historiens ?
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
cvuh (11 juillet 2026). Compte rendu de l’AG extraordinaire du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH) du 12 juin 2026, salle Marc Bloch, Sorbonne. CVUH. Consulté le 4 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16k4v


























